Barthélémy Vinet dit Larente n’avait probablement jamais vu autant de peaux de sa vie.
Lorsqu’il quitte son village de Saint-Pierre-de-Juillers, en Saintonge, vers 1665, Barthélémy est un homme de la terre. Fils d’un laboureur1 également qualifié de bouvier2, Barthélémy grandit dans un monde de champs, de bêtes de trait et de travaux agricoles. Son village se trouve à environ quatre-vingts kilomètres de La Rochelle, l’un des grands ports français tournés vers la Nouvelle-France. Connaissait-il ce port, ses navires et le va-et-vient des hommes qui traversaient l’Atlantique? Les archives ne le disent pas.
Barthélémy se retrouve pourtant de l’autre côté de l’océan, dans un monde où l’eau prendra une place aussi importante que la terre.
En France, son existence s’inscrivait dans le rythme des saisons, des récoltes et du travail des champs. À Montréal, il découvre une autre richesse, une richesse qui ne pousse pas dans les sillons.
Elle arrive par l’eau.
Bibliothèque et Archives Canada (BAC), Recensement du Canada, 1666, Fonds des Colonies, série G1, vol. 460, notice no 2318856, p. 115 (image 116 sur 163), ménage de Jean-Baptiste Migeon sieur de Branssat, où Barthélemy Vinet est inscrit comme « domestique engagé ».
Après 1665, certains jours, la commune3 de Montréal change de visage. Du nord et de l’ouest arrivent des Autochtones chargés de pelleteries. Pendant quelques jours, la petite ville prend des airs de foire. On négocie, on échange, on réclame les meilleurs emplacements. Des baraques temporaires s’élèvent sur la commune. Les documents les appellent des « boutiques volantes ». C’est là que se traite une partie des pelleteries.4
Barthélémy est bien placé pour observer ce monde nouveau.
Les recensements de 16665 et 16676 placent Barthélémy dans le ménage de Jean-Baptiste Migeon de Branssat, comme domestique — qualifié de « domestique engagé » en 1666. Or, Migeon n’est pas un simple habitant. Arrivé lui aussi en Nouvelle-France vers 1665, Migeon est déjà marchand à Montréal et s’occupe de la traite des fourrures.7
En janvier 1666, Migeon reçoit une concession sur la commune de Montréal. Elle est voisine des terrains que Jacques Le Ber et Charles Le Moyne, deux marchands actifs dans le commerce des fourrures, avaient obtenus l’année précédente dans l’espace utilisé pour la foire des pelleteries.8
À peine arrivé de France, Barthélémy ne vit donc pas seulement chez un marchand de fourrures : il évolue dans l’entourage immédiat d’un homme dont une concession se trouve au voisinage de l’espace utilisé pour la foire des pelleteries.
Que pouvait penser ce laboureur de Saintonge devant les canots, les marchandises et ces pelleteries venues de territoires dont il ignorait sans doute encore beaucoup de choses?
Nous ne le saurons jamais.
En décembre 1668, la vie de Barthélémy prend un nouveau tournant. René-Robert Cavelier de La Salle lui concède une terre dans la côte Saint-Sulpice, sur le territoire qui prendra bientôt le nom de Lachine.9
Le domestique devient habitant.
Sa concession borde le lac Saint-Louis, élargissement du fleuve Saint-Laurent. Barthélémy choisit de s’enraciner, de défricher et de cultiver. La Salle, lui, regarde déjà vers l’Ouest.10
Deux trajectoires se dessinent à partir du même lieu : l’un s’enracine, l’autre part.
Mais devant la terre de Barthélémy coule la voie qui relie ces deux mondes. Des canots y circulent avec leurs hommes, leurs marchandises et leurs pelleteries. La route des fourrures n’est plus seulement celle qu’il avait découverte à Montréal : elle passe désormais devant chez lui.
Un soir d’août 1670 à Lachine. Reconstitution évocatrice réalisée par intelligence artificielle à partir des éléments rapportés dans les témoignages judiciaires concernant la dispute autour d’une peau d’orignal. Illustration générée par OpenAI, septembre 2026.
Un soir d’août 1670, vers deux heures après le coucher du soleil, un canot chargé de pelleteries arrive à Lachine.
Non loin du débarquement, Mathias Chatouteau dit Massias s’arrête chez Pierre Gauthier dit Sagouingarra pour « boire un pot », selon l’expression du temps. Gauthier compte, comme Barthélémy, parmi les premiers habitants de la petite seigneurie. Bénigne Braillaud, serviteur des marchands Jacques Le Ber et Charles Le Moyne, s’y trouve également. Des Autochtones sont présents dans la maison; un serviteur de Le Ber et Le Moyne vient même y chercher un castor appartenant à l’un d’eux.
L’arrivée des pelleteries va rompre cette soirée somme toute ordinaire.
Massias prétend qu’une peau d’orignal lui est due. Pour se faire comprendre, il demande à Sagouingarra de l’accompagner au débarquement comme interprète de la langue iroquoise.
Barthélémy les rejoint bientôt.
La peau d’orignal devient rapidement l’objet d’une dispute. Les voix montent, les hommes s’empoignent et l’affaire se retrouve devant la justice.11
Grâce aux témoignages conservés, trois siècles et demi plus tard, je peux presque voir la scène : l’obscurité qui tombe sur Lachine, les peaux que l’on tire du canot, les Autochtones, les serviteurs des marchands, l’interprète et cette peau d’orignal autour de laquelle chacun défend ses intérêts.
Barthélémy est là, au milieu de tout ce monde.
Cette présence ne suffit toutefois pas à faire de lui un marchand de fourrures. Rien dans les documents ne permet de l’affirmer. Ils montrent en revanche qu’il évolue déjà parmi les hommes, les lieux et les marchandises associés à la traite.
La proximité de Barthélémy avec ce milieu ne s’arrête pas à l’épisode de 1670.
En 1672, lorsqu’il épouse Étiennette Alton, veuve de Marin Hurtebise, leur contrat de mariage est passé dans la maison de son ancien employeur, Jean-Baptiste Migeon de Branssat.12 Le lien avec le marchand s’est donc maintenu bien après la fin de son engagement. Migeon devient également le parrain de Cunégonde, l’aînée de Barthélémy.13
Le monde de la traite n’est plus seulement un spectacle aperçu au bord du fleuve : il fait désormais partie de son entourage.
Trois ans plus tard, le monde de la fourrure entre jusque dans son réseau familial. Étiennette Hurtubise, fille d’Étiennette Alton et belle-fille de Barthélémy, épouse Jean Quenet. Migeon est encore présent à leur mariage. Maître chapelier et marchand, Quenet est directement engagé dans le commerce des pelleteries.14
Autour de Barthélémy, les acteurs du commerce des fourrures prennent ainsi peu à peu des visages familiers.
Quelques années plus tard, le 5 août 1678, le gouverneur Frontenac convoque à Montréal une assemblée de plus de cinquante habitants. Il veut savoir comment, au fil des années, ont été distribués les emplacements où s’élevaient les fameuses boutiques volantes pendant la traite.15
Plan des terrains entre la rue Saint-Paul, le fleuve Saint-Laurent et les terrains des filles de la Congrégation, [ca 1682]. Les Prêtres de Saint-Sulpice de Montréal (PSSM), P1:E.29/3.
Le rectangle rouge identifie l’emplacement de Jean-Baptiste Migeon, sieur de Branssat. Le rectangle identifie l’emplacement de Jacques Le Ber et Charles Le Moyne.
Parmi les hommes interrogés se trouve « le nommé La Rente ».
Il déclare être au pays depuis treize ans.
Ces quelques mots, perdus au milieu d’un long procès-verbal, ont retenu mon attention. Ils situent l’arrivée de Barthélémy vers 1665 et le placent parmi les habitants appelés à témoigner du fonctionnement de la foire des pelleteries. E.-Z. Massicotte, qui a reproduit ce procès-verbal, inscrit d’ailleurs Barthélémy Vinet dit La Rente parmi les habitants arrivés à Montréal cette année-là.16
J’aime ces petites traces que laissent parfois les archives. Elles ne racontent pas une vie entière, mais elles déplacent soudain l’ancêtre hors des registres de baptêmes et de mariages. Barthélémy n’est plus seulement un nom accompagné d’une date : il prend place dans une ville animée par les marchands, les Autochtones, les canots et les pelleteries.
Deux ans plus tard, en 1680, Jean Quenet, époux de sa belle-fille, sera même condamné à une amende de 2 000 livres pour être allé « dans la profondeur des bois » et y avoir fait la traite des pelleteries avec des Autochtones de nations éloignées.17
À Lachine, une autre affaire judiciaire montre combien le laboureur venu de Saintonge s’est adapté à un territoire où l’eau sert aussi de chemin.
En 1682, un canot de bois blanc le conduit devant le bailliage de Montréal.18
Vincent Alix lui avait prêté une embarcation de vingt et un pieds. Le canot ayant été brisé, Barthélémy tente de le remplacer par une embarcation neuve de dix-neuf pieds.
La solution ne satisfait pas son propriétaire.
Des experts sont appelés à comparer les deux canots. Leur verdict sur celui proposé par Barthélémy est sans appel : il « ne vaut quoy que ce soit et n’est propre que à faire noier ceux qui mettront dedans ».19
Difficile de ne pas sourire en lisant cette appréciation trois siècles plus tard.
Mais derrière l’anecdote se dessine aussi une autre facette de sa vie à Lachine. Plus de treize ans après avoir reçu sa terre, le laboureur venu de Saintonge se déplace aussi sur l’eau, en canot, comme tant d’habitants de son nouveau milieu. Les archives ne précisent pas pourquoi il l’avait emprunté ni comment il fut brisé. Elles montrent néanmoins qu’à Lachine sa vie s’organise autant autour de l’eau que de la terre.
Jean-Baptiste Pottier, Inventaire des biens de Barthélémy Vinet dit La Rente, 4-18 décembre 1687, greffe du notaire Jean-Baptiste Pottier, FamilySearch, image 357 sur 3207, mention de peaux d’ours,
Lorsque Barthélémy meurt en novembre 1687, son inventaire révèle tout le chemin parcouru depuis la Saintonge : une paire de « souliers françois » y côtoie quatre paires de « souliers sauvages » et neuf peaux d’ours, dont quatre sont jugées « méchantes » lors de l’estimation des biens.20
D’où venaient-elles? Les avait-il achetées, reçues en paiement, obtenues par échange ou même chassées lui-même? L’inventaire ne le dit pas.
Plus de vingt ans après son arrivée de Saintonge, ces peaux venues de la forêt nord-américaine témoignent à leur manière du monde dans lequel Barthélémy s’était enraciné.
Barthélémy ne verra pas jusqu’où cette rencontre entre la terre et l’eau conduira sa famille.
Guillaume n’a qu’environ huit ans lorsque son père meurt en 1687. Près de quatorze ans plus tard, en 1701, Guillaume Vinet dit Larente s’engage au service du roi dans l’expédition dirigée par Antoine Laumet de Lamothe Cadillac.21
Cette fois, un Vinet ne regarde plus les canots passer devant Lachine.
Il embarque.
Le Convoi de Cadillac, plaque commémorative érigée à Hart Plaza, Détroit, par la French Canadian Heritage Society of Michigan, en hommage aux voyageurs, engagés et soldats ayant accompagné Antoine Laumet de Lamothe Cadillac en 1701. Le nom de Guillaume Vinet dit LaRente y figure. Plaque dévoilée le 18 mai 2002.
Guillaume prend la route de l’Ouest vers le détroit reliant les lacs Érié et Sainte-Claire, où sera fondé le fort Pontchartrain du Détroit, à l’origine de l’actuelle ville de Detroit.
Cette image me frappe particulièrement.
Pendant des années, Barthélémy avait vu les pelleteries descendre vers Montréal et Lachine. Son fils remonte maintenant la route par laquelle elles circulent.
Guillaume n’est pas le seul de la maisonnée à entendre l’appel de l’Ouest. Son demi-frère Marin Hurtubise entre lui aussi dans le monde des voyageurs et de la traite. Marchand établi à Montréal, il effectue de nombreux voyages vers Kaskaskia, La Nouvelle-Orléans ainsi que les régions des actuels Michigan et Wisconsin. Les sources le montrent également à la tête d’engagés liés au commerce des fourrures.22
Plus tard, Jacques Vinet dit Larente, petit-fils de Barthélémy, s’engage à son tour comme voyageur. La génération suivante poursuit encore ces voies d’eau : en 1791, son fils Jacques devient guide de canot; deux ans plus tard, son frère Daniel s’engage comme milieu de canot pour Michilimakinac. En 1799, à seulement 23 ans, Daniel meurt « dans les Pays d’en Haut en montant à la Nouvelle-Orléans ».23
Ce qui avait commencé, pour Barthélémy, par la découverte d’un monde nouveau finit donc par s’inscrire durablement dans l’histoire familiale.
Lorsque j’ai entrepris mes recherches sur Barthélémy Vinet dit Larente, je cherchais d’abord ce que tout généalogiste cherche : son arrivée, son mariage, ses enfants, ses terres et sa mort.
Je ne m’attendais pas à rencontrer, derrière son nom, les boutiques volantes de la foire montréalaise, un marchand de pelleteries devenu proche de la famille, une terre concédée par La Salle au bord du lac Saint-Louis, un pot partagé avant une querelle autour d’une peau d’orignal, un canot de bois blanc jugé bon à faire noyer son équipage et des peaux d’ours dans un inventaire.
Encore moins à voir son fils partir quelques années plus tard vers Détroit.
Barthélémy ne fut sans doute jamais voyageur. Rien ne permet non plus de faire de lui un marchand de fourrures. Il resta avant tout un homme de la terre.
Mais cette terre touchait l’eau.
Et sur cette eau passait un monde qui allait profondément marquer sa famille.
De la Saintonge aux rives de Lachine, puis de Lachine vers Détroit et les Pays d’en haut, les Vinet dit Larente ont suivi, génération après génération, des chemins que Barthélémy n’avait peut-être jamais imaginés en quittant son village français.
Des chemins faits d’eau.
De la charrue au canot.
1. Barthélémy est le fils de François Vinet et Denise Brunet ; Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), greffe de Bénigne Basset dit Deslauriers, no 820, Contrat de mariage entre Barthélémy Vinet dit La Rente et Estiennette Alton, 12 juin 1672, microfilm 620.7.
2. Archives départementales de la Charente-Maritime, Saint-Pierre-de-Juillers, collection communale, registre paroissial, baptêmes, mariages et sépultures, 1638-1726, non coté, acte de sépulture de François Vinet, 16 juin 1673, vue 51/247, https://archinoe.com/v2/ad17/visualiseur/registre.html?id=170024491
3. La commune de Montréal est à l’origine une bande de terre réservée par Maisonneuve au pâturage des bestiaux des colons. Large d’un arpent, elle s’étend sur environ quarante arpents, soit 2,3 kilomètres, depuis un secteur situé à l’ouest de l’actuelle rue McGill, en suivant la petite rivière Saint-Pierre jusqu’à son embouchure, puis le fleuve Saint-Laurent. Roger Chartrand, Le Vieux-Montréal : une tout autre histoire, Québec, Septentrion, 2007, p. 23.
4. E.-Z. Massicotte, « La foire des pelleteries à Montréal au XVIIe siècle : un document qui intéresse les généalogistes », Bulletin des recherches historiques : bulletin d’archéologie, d’histoire, de biographie, de numismatique, etc., vol. 28, décembre 1922, p. 373-380, Collections de BAnQ, https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/2657266
5. Bibliothèque et Archives Canada (BAC), Recensement du Canada, 1666, Fonds des Colonies, série G1, vol. 460, notice no 2318856, p. 115 (image 116 sur 163), ménage de Jean-Baptiste Migeon sieur de Branssat, où Barthélemy Vinet est inscrit comme « domestique engagé », https://recherche-collection-search.bac-lac.gc.ca/fra/accueil/notice?IdNumber=2318856&app=fonandcol&ecopy=DAFCAOM03_G1_460_01V
6. Bibliothèque et Archives Canada (BAC), Recensement du Canada, 1667, Fonds des Colonies, série G1, vol. 460, notice no 2318857, Montréal, ménage de Jean-Baptiste Migeon de Branssat, mention de « Le Rente », 30 ans, domestique, image 174 de 179, https://recherche-collection-search.bac-lac.gc.ca/fra/accueil/notice?idnumber=2318857&app=fonandcol&ecopy=e001342831
7. Jean-Jacques Lefebvre, « MIGEON DE BRANSSAT, JEAN-BAPTISTE », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 1, Université Laval/University of Toronto, 2003, consulté le 27 août 2026, https://www.biographi.ca/fr/bio/migeon_de_branssat_jean_baptiste_1F.html. Marchand à Montréal dès les premières années de son séjour, Migeon devient commis de la Compagnie des Indes occidentales en 1666 et s’occupe également de la traite des fourrures.
8. Yvon Sicotte, « Migeon de Branssat, Jean-Baptiste », Base de données – Les Premiers Montréalais, section 7.3.1, Les immigrants+, p. 393, qui indique que Migeon reçoit le 10 janvier 1666 « l’emplacement no 27 sur la commune », d’après les Archives du Séminaire de Saint-Sulpice de Montréal, terrier 947, 948, 954 et 981 ; Léon Robichaud, Les réseaux d’influence à Montréal au XVIIe siècle : structure et exercice du pouvoir en milieu colonial, thèse de doctorat en histoire, Université de Montréal, 2008, p. 88, https://umontreal.scholaris.ca/items/7434fb3f-d54e-4be0-9c2c-e091236481f1
9. Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), Archives nationales à Montréal, TL313,S1, dossier 06M-CD1 2/2.231, concession d’une terre à Barthélémy Vinet par René-Robert Cavelier de La Salle, acte sous seing privé du 16 décembre 1668, transcrit par le notaire Bénigne Basset dit Deslauriers le 26 janvier 1688 pour délivrance à la veuve Vinet.
J’ai eu l’émotion de consulter cette transcription notariale aux Archives nationales à Montréal de BAnQ en 2017.
10. Céline Dupré, « CAVELIER DE LA SALLE, RENÉ-ROBERT », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 1, Université Laval/University of Toronto, 2003–, consulté le 27 août 2026, https://www.biographi.ca/fr/bio/cavelier_de_la_salle_rene_robert_1F.html. En janvier 1669, La Salle vend la majeure partie de son fief de la côte Saint-Sulpice ; l’argent tiré de cette transaction contribue à financer ses projets d’exploration vers l’Ouest.
11. Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), Archives nationales à Montréal, fonds Juridiction royale de Montréal, TL2, 1971-00-000/11596, D.81, procès entre Bénigne Braillaud dit Le Bourguignon et Barthélémy Vinet et complices, supplique du 28 août 1670, assignations et témoignages d’août-septembre 1670.
12. BAnQ, greffe de Bénigne Basset dit Deslauriers, no 820, contrat de mariage entre Barthélémy Vinet dit La Rente et Étiennette Alton, 12 juin 1672, https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/4143988?docref=MBjZInvMs0ctEqsokw6mRg ; Institut généalogique Drouin, Généalogie Québec, LaFrance, paroisse Notre-Dame de Montréal, acte de mariage de Barthélémy Vinet dit Larente et Étiennette Alton, 13 juin 1672, acte no 47375, https://www.genealogiequebec.com/Membership/LAFRANCE/img/acte/47375
13. Institut généalogique Drouin, Généalogie Québec, LaFrance, paroisse Notre-Dame de Montréal, acte de baptême de Cunégonde Vinet dit Larente, 14 février 1674, B.14, fol. 83, acte no 40274, https://www.genealogiequebec.com/Membership/LAFRANCE/img/acte/40274
14. Institut généalogique Drouin, Généalogie Québec, LaFrance, paroisse Notre-Dame de Montréal, acte de mariage de Jean Quenet et Étiennette Hurtubise, 9 septembre 1675, acte no 47406, https://www.genealogiequebec.com/Membership/LAFRANCE/img/acte/47406 ; Jean-Baptiste Pottier, inventaire des biens de Barthélémy Vinet dit La Rente, 4-18 décembre 1687, greffe du notaire Jean-Baptiste Pottier, FamilySearch, image 763 sur 3207, https://www.familysearch.org/ark:/61903/3:1:3QHV-L3VW-V5MP?cat=koha%3A529326&view=explore&lang=fr&groupId=M9DC-W88. Quenet y est qualifié de « marchand maître chapelier ».
15. Massicotte, op. cit., p. 374‑377, images 21 à 28 sur 32.
16. Ibid., p. 379, image 27 sur 32.
17. Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), fonds Conseil souverain, TP1,S28,P2414, sentence du 18 novembre 1680 condamnant notamment Jean Quenet à 2 000 livres d’amende pour contravention aux défenses royales concernant les coureurs de bois, transcription avec orthographe modernisée par BAnQ, https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/3362737. Le jugement rapporte que Quenet reconnaît avoir été « dans la profondeur des bois » et y avoir fait « la traite de pelleteries avec les Sauvages des nations éloignées ».
18. Le bailliage de Montréal est la juridiction locale de la seigneurie de Montréal ; il entend notamment les litiges civils entre particuliers et certaines causes criminelles.
19. Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), Archives nationales à Montréal, fonds Juridiction royale de Montréal, TL2,S11,D1, Haly dit La Rozée c. Vinet dit Larente, arbitrage ordonné concernant un canot de bois blanc, 21 avril 1682, images 1033-1034 sur 1044, https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/archives/52327/4836030 ; TL2,S11,D2, registre 21 (11588), Vincent Alix c. Barthélémy Vinet, arbitrage concernant le canot, 7 juin 1682, image 30 sur 979, https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/4065058?docref=jPDXm6Z2SpKCZ0-t9Psr0A ; même fonds, Vincent Alix c. Barthélémy Vinet, condamnation, 3 juillet 1682, images 27-28 sur 979, https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/4065058?docref=URSMdKDUf6TE54LCLhacAA.
20. Pottier, op. cit., images 755 à 773 sur 3207, https://www.familysearch.org/ark:/61903/3:1:3QHV-L3VW-V994-W?cat=koha%3A529326&view=explore&lang=fr&groupId=M9DC-W88.
21. Ibid., image 755 sur 3207, https://www.familysearch.org/ark:/61903/3:1:3QHV-L3VW-V994-W?cat=koha%3A529326&view=explore&lang=fr&groupId=M9DC-W88 ; Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), greffe d’Antoine Adhémar dit Saint-Martin, engagement de plusieurs voyageurs au Roi, dont Guillaume Vinet dit Larente, pour aller au Détroit sous la conduite de Lamothe Cadillac, 27 mai 1701, M-620.1410, images 93-96 sur 592, https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/4236686?docref=zpJdeyrkFsklUacy0EhRnget.
22. Katrina Phippard, The Complexity of Community: Intervillage Migrations in the Illinois Country, 1699-1763, mémoire de maîtrise en histoire, Université de Saskatchewan, Saskatoon, 2022, p. 34-35 ; Jean-Baptiste Adhémar de Saint-Martin, notaire, société entre Angélique Jarret de Verchères et Marin Hurtubise, voyageur, 9 mai 1728 ; engagement de Pierre Begnet comme voyageur auprès de de Villiers et Marin Hurtubise, associés, 18 juin 1728 ; engagement d’Augustin Beauvais comme voyageur auprès de Marin Hurtubise et compagnie, 5 mai 1732, repérés dans Parchemin, banque de données notariales du Québec ancien (1626-1829).
23. Pour la filiation : Institut généalogique Drouin, Généalogie Québec, LaFrance, acte de baptême de Jacques Vinet, fils de Guillaume Vinet dit Larente et de Marie Denis dit Saint-Denis, 28 septembre 1730, fol. 67, https://www.genealogiequebec.com/membership/voir.aspx?id=H%3a%2fRegistres%2fQu%c3%a9bec%2fFonds+Drouin%2fSte%2fSte-Anne-de-Bellevue%2fSte-Anne-de-Bellevue+(Ste-Anne)%2f1730%2f1730/d1p_1196c0732.jpg ; acte de baptême de Jacques Vinet-Larente, fils de Jacques Vinet dit Larente et de Marie-Élisabeth Robillard, 14 janvier 1759, fol. 5, https://www.genealogiequebec.com/membership/LAFRANCE/img/Tag/d1p_1127B1373.jpg ; acte de baptême de Nathanaël Vinet-Larente, fils de Jacques Vinet-Larente et de Marie-Élisabeth-Isabelle Robillard, 17 septembre 1775, paroisse Saint-Joachim de Pointe-Claire, fol. 18, https://www.genealogiequebec.com/Membership/LAFRANCE/img/acte/653308. L’inventaire et partage de la succession de Daniel Vinette, du 28 octobre 1799, nomme notamment Jacques Vinette comme son frère ; le recoupement de cette fratrie avec les actes paroissiaux permet d’identifier Nathanaël Vinet-Larente, baptisé en 1775, au Daniel Vinette des actes ultérieurs.
Pour les engagements : Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), Archives nationales à Montréal, greffe de Louis-Claude Danré de Blanzy, engagement de Jacques Vinet dit Larente comme voyageur à Louis de La Corne, 3 juin 1755, M-620.242 ; FamilySearch, greffe de Jean-Guillaume Delisle, engagement de Jacques Larente dit Vinette comme guide de canot auprès d’Alexandre Henry, 29 décembre 1791, images 2996-2997, https://www.familysearch.org/ark:/61903/3:1:3Q9M-CST7-19LS-V?cat=672683&i=2995&lang=fr ; BAnQ, Archives nationales à Montréal, greffe de Louis Chaboillez, engagement de Daniel Larente comme milieu de canot auprès de Myer Michaels & Company pour le voyage de Montréal à Michilimakinac, 8 février 1793, M-620.1198 ; FamilySearch, greffe de Louis Thibaudeau [1793-1822], inventaire et partage des argents de la succession de feu Daniel Vinette, 28 octobre 1799, no 1219, images 2475 à 2478 sur 2947, https://www.familysearch.org/ark:/61903/3:1:3Q9M-CSTS-87ZC-5?cat=koha%3A529355&view=explore&lang=fr&groupId=TH-909-77471-139894-43. L’acte indique que Daniel est décédé « dans les Pays d’en Haut en montant à la Nouvelle-Orléans ».
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