Le thème

Entre l'eau et la forêt : mémoire et visages du commerce de la fourrure

Entre l'eau et la forêt : mémoire et visages du commerce de la fourrure

La traite des fourrures ne fut pas un simple commerce : elle fut le moteur du développement et du peuplement de la Nouvelle-France et du Canada, depuis la fondation de Québec en 1608. Pendant près de trois siècles, jusqu’à son déclin à la fin du XIXᵉ siècle, elle a tracé des routes, bâti des villes, dessiné des frontières… et tissé des liens humains, donnant naissance à des familles, à de nouvelles communautés et à des réseaux parentaux qui rayonnent aujourd’hui du Québec aux Prairies de l’Ouest, du Grand nord jusqu’aux États-Unis.

Plus qu’une simple activité économique, la traite des fourrures est une grande aventure humaine, peuplée de visages souvent oubliés et d’histoires encore à raconter. Au cœur de ce système se trouvent les nations autochtones, où les femmes jouent un rôle central comme maillons d’alliances stratégiques, bien souvent imposées. De ces unions mixtes formées « à la façon du pays » naissent des descendants métis dont l’empreinte reste profondément visible dans notre société.

Entre l’eau et la forêt s’activent coureurs des bois, voyageurs, marchands, militaires et bien d’autres, tous animés par l’aventure et le commerce. Ils font prospérer cette activité économique essentielle au pays et, d’un même souffle, établissent de nouvelles familles à travers le territoire.

Ensemble, découvrons les visages de ceux et celles qui ont marqué la traite des fourrures et faisons revivre leur mémoire. Leurs actions, leurs alliances, leurs aventures coulent dans nos veines comme les rivières sillonnant les forêts qu’ils ont parcourues, rappelant que leurs histoires continuent de nous habiter.

Nous vous invitons à plonger dans les racines de vos ancêtres lors de cette 15ᵉ Semaine nationale de la généalogie, sur le thème « Entre l’eau et la forêt : mémoire et visages du commerce de la fourrure ».

Peut-être découvrirez-vous qu’un de vos ancêtres a hiverné aux Grands Lacs, chanté en pagayant vers Michillimakinac, bravé les rapides, la faim et le froid… ou qu’il a laissé derrière lui une vaste descendance, enrichissant ainsi votre arbre généalogique et la mémoire de vos familles !

 


Les portraits utilisés dans le visuel promotionel viennent du Domaine Public du Canada (de gauche à droite) :

Articles thématiques

Top 10 des lectures sur le commerce de la fourrure

Pour aller plus loin dans l'exploration du thème « Commerce et fourrures », nous proposons une sélection de 10 livres et d'articles permettant de mieux comprendre les acteurs, les réseaux et les réalités qui ont marqué l'histoire du commerce des fourrures en Amérique du Nord.

Trouver ses coureurs des bois et ses voyageurs

Cet article a pour objectif de faire comprendre l’évolution de la course des bois à travers les époques et de reconnaître les différentes catégories de coureurs des bois et de voyageurs, tout en faisant découvrir leur quotidien, leurs us et coutumes à l’aide d’une diversité de sources disponibles pour la recherche généalogique et historique.

Bref historique

La traite des fourrures n’a pas été qu’un simple commerce : elle a été le moteur de la colonisation et du développement du Canada, de la fondation de Québec en 1608 jusqu’au déclin progressif du secteur vers 1900. Pendant près de trois siècles, elle façonne les alliances, les routes, les villes et même les frontières du pays.

Les intervenants

La traite des fourrures ne se résume pas aux ballots de peaux de castors, aux routes de la fourrure et aux cartes anciennes. Ce sont des femmes et des hommes, des familles, des alliances. Derrière chaque poste de traite, chaque contrat d’engagement, chaque baptême inscrit dans un registre, il y a un visage.

La recherche de vos ancêtres

La traite des fourrures a façonné des territoires, mais surtout des familles. Elle a tissé des réseaux parentaux qui relient aujourd’hui le Québec, l’Ontario, les Prairies, le Nord… et même les États-Unis.

Dans le thème Mémoire et visages du commerce des fourrures, il ne s’agit pas seulement de raconter une activité économique. Il s’agit de redonner chair aux acteurs, car derrière la traite, il y a des visages...

L'empire du Castor : la Compagnie de la Baie d'Hudson

Dotée d’un immense territoire et d’un monopole commercial sans précédent, la Compagnie de la Baie d’Hudson est devenue l’un des acteurs les plus puissants de l’histoire canadienne. Son héritage demeure aussi vaste que controversé.

La traite des fourrures vue par les Autochtones : de l'étonnement à la prise en compte de nouveaux rapports de production

Les premiers échanges entre Français et Autochtones révèlent des visions très différentes de la valeur des biens et du commerce. Derrière la prospérité de la traite des fourrures, des rapports de force complexes et une dépendance croissante aux réseaux marchands européens.

Les Métis et le commerce de la fourrure

Bien avant les chemins de fer et les grandes villes de l'Ouest, les Métis occupaient une place stratégique dans le commerce des fourrures. Trappeurs, chasseurs, commerçants et intermédiaires, ils ont contribué à façonner une économie où les femmes métisses ont également joué un rôle déterminant.

Le commerce des fourrures comme moteur économique de la colonisation

Fondé sur les réseaux d’échange autochtones, le commerce des fourrures assure la prospérité de la Nouvelle-France tout en mettant en lumière les défis et les contradictions de l'empire colonial français en Amérique du Nord. 

Traite des fourrures

Moteur économique de la Nouvelle-France pendant plus de deux siècles, le commerce des fourrures a favorisé l'exploration du territoire, le développement des réseaux d'échanges et la rencontre de peuples dont les héritages se reflètent encore aujourd'hui dans la société québécoise. 

La Compagnie de la Baie d'Hudson : 350 ans de commerce

De la traite des fourrures aux grands magasins, la Compagnie de la Baie d'Hudson a traversé plus de trois siècles d'histoire canadienne. Derrière cette réussite se cache toutefois une réalité plus complexe, marquée par son emprise économique sur les territoires et les peuples autochtones.

Compagnie de la Baie d'Hudson

De la traite des fourrures au commerce de détail, la Compagnie de la Baie d’Hudson a connu une remarquable transformation. Son influence s’est exercée sur l’économie, le développement du territoire et les échanges avec les peuples autochtones pendant une grande partie de l’histoire canadienne.

L'économie de la traite des fourrures

Pendant près de deux siècles, la Compagnie de la Baie d'Hudson a dominé le commerce des fourrures en Amérique du Nord. Son influence sur le commerce, la colonisation et les communautés autochtones demeure un chapitre marquant du développement du Canada. 

Coureurs de bois au Canada : une histoire

Figure emblématique de la Nouvelle-France, le coureur de bois est longtemps associé à l’illégalité et à « l’ensauvagement » des colons. Son évolution vers la figure reconnue du voyageur témoigne des profondes transformations du commerce des fourrures et de la société coloniale.

Chronique économique : le déclin du commerce des fourrures

Longtemps au cœur de l'économie innue, la trappe des animaux à fourrure est aujourd'hui en voie de disparition. Entre la chute de la relève et les difficultés du marché, seuls quelques trappeurs, comme Albert Vollant à Mani-Utenam, perpétuent encore cette tradition ancestrale.

S'affirmer dans l'adversité : l'identité métisse

Entre héritage autochtone et européen, la nation métisse s’est forgé une identité unique qui a marqué l’histoire canadienne. Si ses droits sont aujourd’hui mieux reconnus, la préservation de sa culture et de sa langue demeure un enjeu central pour les générations actuelles.

1670-1821 : la guerre des fourrures

La Compagnie de la Baie d’Hudson et la Compagnie du Nord-Ouest : deux empires du commerce des fourrures dont la rivalité a contribué à façonner le Canada. 

La Compagnie du Nord-Ouest, 1779-1821

Des expéditions audacieuses jusqu’aux contreforts du Pacifique, sur fond de rivalité commerciale et territoriale entre la Compagnie du Nord-Ouest et la Compagnie de la Baie d’Hudson.

La traite des fourrures en Nouvelle-France

Des rives du Saint-Laurent jusqu'au cœur du continent, le commerce des fourrures a ouvert la voie à l'exploration et au développement de la Nouvelle-France. Mais cette quête de richesse a aussi profondément bouleversé les sociétés autochtones, partenaires incontournables de cette économie.

La face cachée des transactions

En 1970, alors que la Compagnie de la Baie d’Hudson célèbre ses 300 ans d’existence, ce documentaire fait entendre des voix autochtones qui remettent en question l’image projetée par les cérémonies officielles. Entre témoignages et critiques sociales, il expose les effets d’un système économique dont les répercussions se font sentir dans plusieurs communautés du Nord.