corbis/vcg via getty images / Library of Congress / Theodor de Bry
Les premiers groupes autochtones qui ont commercé avec les Français ont été surpris, puis méprisants, devant leur avidité pour de vieilles robes de castor usées, au point que des coureurs de bois ont parfois été battus pour avoir trop insisté. Pour redorer leur image, les auteurs coloniaux ont retourné l'accusation en disant que les Autochtones exploitaient l'appât du gain français pour vendre cher des fourrures de moindre qualité. Cette version est toutefois biaisée : les Autochtones dépendaient des marchands européens pour obtenir des biens manufacturés stratégiques, et les sources montrent qu'ils étaient conscients de l'asymétrie de ce commerce et de l'exploitation qu'il impliquait.
Source : Tardif, M. « La traite des fourrures vue par les Autochtones : de l'étonnement à la prise en compte de nouveaux rapports de production ». Arborescences 16, no 1 (2026) : 83-97.

.png)



