Richard Harrington, 1949, Bibliothèque et Archives Canada, 3202774
Fondée à Londres en 1670 pour fournir l'Europe en peaux de castor, la Compagnie obtient de la Couronne britannique le monopole du commerce dans la Terre de Rupert, un territoire appartenant à de nombreux peuples autochtones dont la souveraineté n'était pas reconnue. Elle y établit environ 500 postes de traite, où les échanges se font d'abord en peaux de castor, puis avec des objets de troc et des billets à ordre. Les produits européens vendus dans ces postes ont créé une dépendance des économies autochtones. La Terre de Rupert est vendue au Canada en 1870. Le déclin de la traite au XIXe siècle fragilise ensuite les communautés autochtones, qui signent des traités favorisant l'expansion du pays vers l'ouest, tout en s'adaptant à de nouveaux métiers.
Source : Bergeron, David., Graham Iddon et Krista Broeckx. « L'économie de la traite des fourrures ». Le Blogue du Musée, Musée de la Banque du Canada, 19 août 2021

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