Par ici ! Concours Voici ma famille, édition 2017

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L’enseignement est apparu tôt dans l’histoire de l’humanité, sans que l’on puisse savoir à quelle époque. Dans le monde occidental, c’est l’éducation grecque qui retient l’attention. On sait que les premiers maîtres à penser sont Platon et Isocrate. À leur initiative, des écoles voient le jour. L’enseignement s’y fait suivant trois cycles (appliqué ensuite par les Romains). Élémentaire 7 à 11 ans, secondaire 12 à 15 ans et supérieur 16 et plus. À Rome, l’enseignement élémentaire est prodigué par le ludus litterarius. Les écoliers apprennent l’alphabet grec, car l’enseignement se fait dans la langue noble et non dans le latin du quotidien. Les maîtres sont donc grecs, recrutés parmi les esclaves. Le maître d’école est méprisé et son salaire misérable. L’école est un local exigu, ouvert sur l’extérieur, où les enfants sont assis sur des bancs et écrivent sur leurs genoux. L’apprentissage de la lecture se fait lettre par lettre, puis syllabe par syllabe avant d’aborder le mot à mot. Une fois cette base acquise, la lecture se fait à voix haute. L’écriture ne connaissant, ni espacement, ni ponctuation, la lecture est ardue.

En Gaule préromaine, l’éducation est prodiguée par les druides et les bardes. L’enseignement est uniquement oral, fondé sur la répétition jusqu’à la mémorisation complète des histoires et des chants traditionnels.

Charlemagne et ses successeurs, dans un désir d’unification, s’emploient à instaurer une culture commune, notamment en éducation, reprenant la tradition romaine et en l’adaptant à leur époque. Ils encouragent la création d’écoles qu’ils placent dans les mains du pouvoir religieux. Les principes de l’apprentissage de la lecture demeurent les mêmes, sauf que celui-ci est maintenant en latin. L’écriture est facilitée par l’utilisation d’une lettre cursive, plus simple à tracer (VIIIe siècle) et la lecture devient plus aisée grâce à l’apparition de la ponctuation au Xe siècle. Le maître change de statut d’esclave méprisé, il est désormais un religieux respecté, d’autant qu’il instruit l’élève sur le plan spirituel. La grande nouveauté est l’obligation d’école pour tous imposée par Charlemagne, il exige l’apprentissage des psaumes et chants, du comput et de la grammaire.

L’école n’échappe pas à l’époque bouillonnante de la Renaissance, grâce au développement du livre (lié à l’invention de l’imprimerie) qui entraîne une diffusion de la culture inconnue auparavant.

Dès les débuts de la colonisation, les familles s’adressent à l’Église et lui demande de fonder des écoles. En 1635, à la demande des parents, les Jésuites ouvrent une école, car établis en Nouvelle-France pour l’évangélisation des Amérindiens, les missionnaires n’avaient manifesté aucun empressement à s’occuper de l’instruction des enfants. En 1640 à Québec, les Ursulines établissent une école pour jeunes filles. Sous l’égide de l’Église et avec son aide financière l’œuvre d’enseignement se propage partout dans la colonie.

Pascale Girard

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