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70 sociétés et 20 000 membres

La Semaine nationale de la généalogie est orchestrée par la Fédération québécoise des sociétés de généalogie (FQSG), un organisme à but non lucratif de regroupement et de représentation des sociétés de généalogie locales et régionales. La Fédération est actuellement composée de soixante-dix sociétés membres réparties dans toutes les régions du Québec. Le nombre de généalogistes membres d’une société de généalogie est estimé à près de 20 000.

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vendredi, 20 novembre 2015 19:51

21 au 28 novembre 2015

Bonne la Semaine nationale de la généalogie!

Le rendez-vous incontournable de l’automne ! La Fédération québécoise des sociétés de généalogie (FQSG) vous convie du 21 au 28 novembre à la 4e édition de la Semaine nationale de la généalogie (SNG) sous le thème Partage ton histoire.

Durant huit jours, une trentaine de sociétés de généalogie et le réseau de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) vous offriront dans votre région des ateliers, des conférences, des visites guidées, des portes ouvertes,… Activités de découverte et d’initiation à la généalogie sont à l’honneur.

Partez à la recherche de vos ancêtres et découvrez une face cachée de votre histoire personnelle ! Venez rencontrer de gens passionnés qui vous expliqueront les différentes démarches de recherche.

Amusez-vous !

vendredi, 20 novembre 2015 17:50

Meunier, le métier de mon ancêtre

Mon ancêtre Maurice Déry est arrivé en Nouvelle-France vers 1672, il était âgé d’environ 15 ans et accompagnait ses parents Nicolas Déry et Élisabeth Bertrand. Il fut l’ancêtre d’une vingtaine de meuniers dans la région de Québec.
La semaine précédente le moulin n’avait pratiquement pas «tourné» car le débit d’eau était insuffisant pour entraîner la roue hydraulique procurant l’énergie nécessaire à son fonctionnement. Le meunier Maurice Déry en avait profité pour réaliser les travaux d’entretien constamment requis : le graissage des engrenages, la réparation des arbres de couches, des paliers, des courroies et des poulies, le nettoyage et le brossage des meules; il y avait tellement à faire et le temps manquait en cette période de récolte.
Les habitants, eux, avaient profité de la grande chaleur pour ramasser leurs grains et les transporter au moulin.
Après l’abondante pluie d’hier, Maurice savait que sa journée serait bien remplie. Il se lève donc à l’aube, prend un déjeuner composé d’un morceau de porc frais accompagné de tranches d’oignon et d’une miche de pain trempée dans de l’eau-de-vie.
Aussitôt terminé, il quitte son logis et se rend dans la partie du bâtiment qui renferme la mécanique du moulin. Fort de son savoir-faire, il va d’abord observer le débit d’eau du canal d’amenée qui assure le fonctionnement de la roue à aube verticale; il constate un excellent débit ce qui le rassure.
Maurice monte à l’étage pour y déverser les grains dans un réservoir en forme d’entonnoir, la trémie, laquelle est positionnée au-dessus des meules.
Le meunier Maurice descend ensuite au rez-de-chaussée, il actionne des vannes qui régularisent la force de l’eau tombant sur la roue à aube, qui elle, entraîne le mécanisme permettant à la meule supérieure de tourner au-dessus de la meule inférieure, cette dernière étant la meule dormante. Simultanément les grains placés dans la trémie commencent à s’écouler vers le centre des deux meules où ils sont broyés, séparant ainsi le son (l’enveloppe) de la farine (l’amande).
Maurice doit s’assurer qu’il y ait toujours du grain entre ses deux meules sinon, des étincelles dues au frottement des pierres entre elles peuvent déclencher un incendie, la poussière de farine contenue dans l’air étant combustible.
Le meunier doit également ajuster l’écart entre les deux meules car cet espacement détermine la finesse de la farine obtenue. Au sortir des meules la mouture (son et farine) est ensuite acheminée à l’étage, via un élévateur à mouture. C’est à cet endroit qu’elle est versée dans un blutoir, lequel sert à tamiser la farine pour la séparer du son.
En ce début de soirée, Maurice entendait à peine, comme profondément enfouies dans sa tête, les paroles de la comptine « Meunier tu dors. Ton moulin, ton moulin va trop vite… ». Il sursauta et réalisa soudain qu’il s’était assoupi, dans sa chaise, épuisé par sa rude journée d’ouvrage, il ouvrit les yeux et rencontra le joli sourire de Madeleine, son épouse, qui continuait sa turlutaine tout en filant de la laine sur son rouet.
Le meunier en plus d’avoir «le nez dans la farine» devait travailler dans un environnement bruyant et devait somme toute composer avec des équipements rudimentaires dont l’ajustement précis était une question de savoir-faire et de connaissances acquises au fil des années. Un bon meunier ne se fabrique pas du jour au lendemain.
Le meunier devait être un passionné!

André Déry

vendredi, 20 novembre 2015 17:43

Un Noël typique à Sainte-Christine !

La maison de mes grands-parents maternels est pleine à craquer, envahie par leur progéniture au nombre de 11 qui s’est multipliée par trois, quatre voire cinq ou six! La maison transpire de l’intérieur laissant une buée épaisse dans chacune des fenêtres permettant aux plus grands d’écrire des messages et aux plus petits d’y aller avec le dessin d’un bonhomme difficile encore à discerner!

Le son du violon, l’harmonie de l’accordéon et les talons de mon oncle Jean-Paul qui résonnent sur le plancher donnant ainsi la cadence de cette chanson à répondre que tout le monde connaît! Au fourneau, les filles de ma grand-mère, mes tantes, se racontent leurs derniers petits faits divers tout en veillant du coin de l’œil sur la maisonnée pour s’assurer qu’on ne manque de rien.

L’odeur qui se promène dans la maison est un mélange de bouffe et de gros gin! Les hommes entre deux chansons se tapent sur les cuisses riant des blagues qui débutent toujours par « Une fois c’t’un gars… ». Ma tante Yvette, un peu pompette rit à gorge déployée pendant que tante Lucille encourage son homme à raconter une blague un peu plus salée… Une fois que les rires se sont essoufflés, voilà que c’est reparti pour une autre chanson poussée cette fois, par mon oncle Aimé!

C’était comme ça à tous les Noëls dans la famille Archambault, famille que j’aime tant, famille de mes 10 ans, de mes 20 ans et celle de mes enfants maintenant!

Lyne Loiselle

Bonjour. Je suis Francis Alexander. J'étais un jeune garçon quand ma famille est venue d'Irlande au début du XIXe siècle. Avec mes parents, mes cinq frères et cinq sœurs, nous quittions pour une vie meilleure. Avec six descendants mâles, mon père voyait bien que nous aurions de la difficulté à nous procurer une terre sur cette ile déjà très peuplée et où les tensions politiques et religieuses devenaient de plus en plus intolérables.
Nous sommes donc arrivés dans Lanaudière et nous y avons d'abord vécu en tant qu'agriculteurs. Après avoir fondé moi-même ma famille, j'ai déménagé tout ce beau monde, mon épouse et mes cinq garçons et cinq filles, à Montréal. J'y suis devenu charretier. Les charretiers livraient diverses marchandises aux quatre coins de la ville. Dans un climat rigoureux comme celui du Québec, beaucoup d'entre nous livraient de quoi chauffer les maisons. Aussi, nous devions livrer les marchandises arrivées par bateau.
Mes enfants ont eu un métier. Les garçons sont devenus commerçant, charpentier, menuisier et les filles sont devenues couturières, dans les factries de Montréal.
Je me sens très fatigué. On dit que les gens qui ont pratiqué mes métiers étaient des gens forts et résistants. J'ai maintenant plus de 90 ans. On est en 1911. Ce sera sans doute mon dernier printemps. Je crois avoir laissé un bel héritage à mes enfants: ils ont tous reçu une éducation hors du commun pour leur époque. Ceci leur a permis d’exercer différents métiers dans une ville de Montréal en pleine expansion.

Line Bélanger
Arrière-arrière-arrière-petite-fille de Francis Alexander

mardi, 10 novembre 2015 16:20

Communiqué

Semaine nationale de la généalogie :
de nombreuses activités organisées partout au Québec

Québec, le 10 novembre 2015 – Ce matin, la Fédération québécoise des sociétés de généalogie (FQSG) dévoilait la programmation de la quatrième Semaine nationale de la généalogie qui se déroulera du 21 au 28 novembre.

MJ Poisson Marie Royal 10 nov.2015

Marie Royal, présidente de la FQSG et Marie-Josée Poisson, romancière et porte-parole de la SNG 2015.

De partout au Québec, les membres de la FQSG et les centres de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) ont contribué au programme. Parmi les activités d’initiation à la généalogie proposées, notons des ateliers pratiques, des conférences, des expositions et des portes ouvertes. La Semaine invite la population de tous âges à partir à la recherche de ses ancêtres et à découvrir une face cachée de son histoire personnelle. Elle est aussi l’occasion de rencontrer des gens passionnés qui vous expliqueront les différentes démarches de recherche. Car la généalogie n’est pas seulement une passion. C’est également une science, affaire de spécialistes, comme d’amateurs éclairés.

La généalogie est une activité largement pratiquée par plus de 25 000 personnes regroupées dans 70 sociétés de généalogie présentes dans 17 régions du Québec.

 

Centre d’entraide par excellence pour toute personne désireuse de réaliser son arbre généalogique, les sociétés de généalogie du Québec vous aideront à combler les cases vides de votre arbre, vous permettant de poursuivre vos recherches grâce aux différentes bases de données et ressources disponibles dans leurs locaux.

 

La généalogie met en valeur non seulement l’histoire des familles, mais l’histoire au sens large. La généalogie est l’un des plus importants loisirs à caractère culturel au Québec et indéniablement, les sociétés de généalogie ainsi que les individus qui la composent initient, expliquent, enseignent et perpétuent une part importante du patrimoine culturel des Québécois. De par leur intérêt premier pour leur propre histoire familiale, les généalogistes travaillent activement à la protection et à la mise en valeur de notre patrimoine sous toutes ses formes.

 

La Semaine nationale de la généalogie est une initiative de la Fédération québécoise des sociétés de généalogie (FQSG), un organisme à but non lucratif de regroupement et de représentation des sociétés de généalogie locales et régionales. Depuis sa création en 1984, la FQSG a pour mandat la promotion de la généalogie et depuis 30 ans elle s’est appliquée à fournir des outils de recherche modernes permettant de retrouver ses ancêtres.

La porte-parole

La Fédération québécoise des sociétés de généalogie est heureuse que l’auteure Marie-Josée Poisson – et passionnée de généalogie – soit la porte-parole de la 4e édition de la Semaine nationale de la généalogie. Madame Poisson animera la conférence : La généalogie, source d’inspiration littéraire, le 26 novembre à 19 h à Sherbrooke et le 28 novembre à 11 h au Musée Pointe-à-Callière de Montréal. Elle discutera de son roman Liées par le sang paru aux Éditions La Semaine. Fruit d’une enquête généalogique articulée autour du patronyme Poisson, cet ouvrage se transforme en roman policier où l'héroïne remonte le fil d'une lignée féminine jusqu'à Madame de Pompadour, née Jeanne-Antoinette Poisson.

Place aux jeunes

La Semaine nationale de la généalogie ne serait pas complète sans un volet jeunesse avec le retour du concours « Voici ma famille » en collaboration avec les restaurants Normandin. En novembre, les familles qui se présenteront chez Normandin se verront remettre un napperon avec l'illustration d'un arbre généalogique à compléter ainsi que tous les détails pertinents pour participer au concours. La chaîne Normandin compte 40 restaurants de Ste-Julie à Mont-Joli. Les jeunes de 5 à 17 ans sont invités à débuter leur arbre généalogique sur trois générations en demandant la collaboration de leurs parents et grands-parents ou en profitant des ressources à leur disposition à leur société de généalogie locale.

En savoir plus…

Les gens intéressés peuvent visiter le www.semainegenealogie.com pour consulter la liste des activités organisées dans leur région durant la Semaine nationale de la généalogie, trouver la société de généalogie la plus près de chez eux, participer aux concours et ainsi courir la chance de gagner de nombreux prix.

vendredi, 23 octobre 2015 16:54

Concours jeunesse

As-tu attrapé le SNG 4G3 ?

Depuis 4 ans déjà, un nouveau virus sévit au Québec, le SNG4G3 ! Connu aussi sous le nom de Virus antecessor (virus des ancêtres).

Comment reconnaître les symptômes ? Tu te poses des questions et tu n’as pas toutes les réponses : d’où je viens ? Qui sont mes grands-parents ? Quels métiers mes ancêtres ont-ils exercés ? Un seul antidote est disponible à ce jour : la recherche.

Clinique de vaccination du 1er au 30 novembre. Partout au Québec les sociétés de généalogie offriront différents ateliers afin de t’aider à guérir cette quête d’identité en te donnant une piqûre : le goût de chercher plus loin.

Aux origines, c’était un virus de tradition orale qui s’est muté en virus informatique. Virus intergénérationnel qui donne envie de chercher et de comprendre d’où on vient.

mercredi, 21 octobre 2015 14:43

Le Père et la Mère Noël

Chaque année, à la période des Fêtes, des images de l’enfance renaissent et m’habitent. De l’aube de ma jeunesse, je n’ai aucun souvenir du Père Noël.

Nous habitions une grande maison et la magie s’y installait grâce à la Fée des Étoiles, ma mère. Les arômes de tartes, tourtières, dinde et autres gourmandises nous faisaient chavirer.

La veille de Noël, nous suspendions notre bas au foyer artificiel qui ornait le salon, sachant qu’au matin nous y trouverions une orange, des bonbons et des chocolats.

À cette époque lointaine, mon père travaillait comme facteur, et livrait le courrier six jours semaine dans le quartier huppé de Notre-Dame-de-Grâces. Le 24 décembre, nous l’attendions avec une impatience à peine contenue. Il tardait à rentrer, car cette livraison s’avérait la plus longue de l’année.

Il arrivait enfin, et pour nous, les enfants, il personnifiait le Père Noël. Son gros sac noir de facteur regorgeait de cadeaux : cartons de cigarettes, car il fumait, boîtes de chocolats et bonbons de toutes sortes. Pour ma mère, les nombreuses enveloppes contenant cartes et billets de différentes valeurs revêtaient une grande importance. Avec cette petite fortune, elle irait magasiner. Au matin de l’An nouveau, un cadeau à notre nom nous attendait au pied de l’arbre. C’était la joie!

Quelques années plus tard, ma grand-mère me conduisit au grand magasin Eaton, rencontrer le Père Noël et la Fée des Étoiles. J’ai en mémoire une atmosphère artificielle, sans comparaison avec celle créée par mes parents magiciens.

Jean-Guy-Renaud

Mon père était un homme moderne, il conduisait une voiture décapotable, il faisait du bénévolat au bureau de son parti politique, il fumait deux paquets de cigarettes par jour et il avait un chalet dans les îles de Sorel pour se sauver de la ville qu'il n'aimait guère.

Amoureux de la nature, il avait construit sa première cabane à 12 ans, sur une île, des îles de Sorel! Plus tard, beaucoup plus tard, il est revenu habiter dans ses chères îles au milieu des marais. Il chassait le rat d'eau selon la coutume pour sa fourrure, qu'il vendait… à la Compagnie de la Baie d'Hudson! C'était assez payant pour qu'il puisse en vivre.

Il chassait avec son bon vieux labrador noir. Après avoir retiré la peau du rat d'eau, il la faisait sécher dans sa cuisine là où son poêle à bois chauffait l'air et...la viande restante en ragout, qu'il mangeait avec appétit. Un mets traditionnel des îles de Sorel!

On était en 1999 à l'aube de l'an deux mille et sa carte de la Compagnie de la Baie d'Hudson témoigne de la véracité de l'histoire.

Peu de gens savent qu'encore aujourd'hui, le métier de trappeur au Québec existe toujours.

Je suis une femme moderne, j'ai grandi à Montréal, je voyage autour du monde, et mon père était coureur des bois!

Louise Nadeau

mercredi, 07 octobre 2015 19:11

Les métiers de mon arrière-grand-père

Quel immense bonheur de vous parler des nombreux métiers de mon arrière-grand-père Cyrille Lauzon, né le 7 octobre 1863. Son père Maurice avait travaillé au défrichement d’une nouvelle colonie donc mon arrière-grand-père a vite appris le métier de bûcheron et de cultivateur. À l’âge de 20 ans, son père lui a donné deux terres en cadeau afin qu’il puisse les défricher pour subvenir aux besoins de sa famille. Il bûchait les gros pins pour vendre les billots et il gardait le restant du bois pour en faire du bois de chauffage. Après avoir dessouché les arbres, il ensemençait la terre pour nourrir sa famille. Ces durs labeurs faisaient partie de son quotidien. Il aimait bien ce travail et il a acheté plusieurs terres; c’était un bon négociateur et on disait de lui qu’il brassait de grosses affaires. Il possédait une ferme avec plusieurs vaches; il faisait la production du lait, de la crème et du beurre. Il se rendait à la station de chemin de fer au coin de Mascouche pour vendre ses canistres de lait. À l’été, il faisait les foins pour nourrir son bétail. Il cultivait des fraises et des framboises pour amasser encore plus d’argent et il fabriquait des casseaux pour y mettre les petits fruits récoltés.

Le 23 septembre 1923, il a aidé son fils Josephat à construire la maison dans laquelle je suis née en 1954 et que j’habite présentement. Cette maison est solide comme du roc et j’ai constaté qu’il y avait mis tout son cœur et toute son âme, en observant les matériaux qu’ils se sont servis.

Ce cher arrière-grand-père a participé activement au développement de la paroisse de Ste-Anne-des-Plaines. Finalement, cet amant de la nature qui aimait bien aller faire bouillir le sirop à la cabane à sucre de son fils, s’est éteint le 19 mai 1952, à l’âge de 89 ans 7 mois.

Lise Lauzon

mercredi, 07 octobre 2015 19:03

Un procureur fiscal en 1655

Bonjour ! Je m’appelle Paul Vachon. Je suis le neuvième arrière-grand-père de Mario Scott, l’auteur de ce texte.

Je suis né en 1630 à Copechagnière, dans le Poitou, en France. Je suis arrivé en 1653 en Nouvelle-France, plus précisément à Beauport. En ce début de la colonie, nommé par le représentant du roi, j’occupe le poste de notaire royal et de notaire seigneurial pour les seigneuries de Notre-Dame des Anges, de la côte de Beaupré, de l’île d’Orléans, d’Argentenay et de Beauport.

L’autre jour, j’observais mon arrière-arrière-… petit-fils, Mario, en train d’effectuer des recherches généalogiques. J’ai souri lorsqu’il a découvert que j’étais procureur fiscal. Imaginez la réaction de mon descendant : lui qui a travaillé comme percepteur d’impôt. Mes responsabilités sont toutefois différentes de ce qu’étaient les siennes.

Le procureur fiscal, en cette fin du dix-septième siècle, est un officier qui a la charge, disons, du ministère public auprès du tribunal seigneurial. Je dois veiller aux droits du seigneur et aux intérêts communs. En tant que procureur du roi, je représente le seigneur, qui ne peut pas assister aux audiences. J’agis en son nom dans l’intérêt général tout comme celui des parties.

J’entame des poursuites et je veille à l’observation et à la publication des ordonnances. Je porte plainte, j’enquête sur des dénonciations, et j’ai la supervision des officiers sous ma charge.

Au civil, je donne mon opinion dans tous les procès où je le juge nécessaire. Au criminel, mon intervention est de rigueur. J’y agis en tant que partie principale. Dans toute instruction criminelle, je prends connaissance des plaintes officielles adressées au juge d’instruction. Mais loin de moi l’idée de mener le procès ou d’effectuer des arrestations. Ce n’est point de mon ressort. Cependant, jamais le juge ne rend sa décision sans prendre connaissance de mon opinion dans l’affaire. Il y est obligé, à défaut de quoi, le jugement serait annulé.

Le juge doit, avant même le début du procès, entendre mon résumé de la cause. Je procède toujours de la même façon. Je prononce mon réquisitoire debout, je donne mes conclusions et, ensuite, je quitte la salle d’audience. Je laisse le juge délibérer et prononcer son jugement hors de ma présence.

J’ai aussi, en tant que procureur fiscal, la responsabilité de veiller aux intérêts des mineurs et des absents dans la seigneurie. Par exemple, je demande au juge de nommer un tuteur, d’apposer des scellés, d’effectuer un inventaire de biens ou une reddition de compte. Bref, ce n’est pas de tout repos. Mais je trouve valorisant d’être le représentant de la justice seigneuriale

Malheureusement, j’ai dû abandonner de façon prématurée mon poste de procureur fiscal, en 1703, à cause de la petite vérole, des suites de laquelle je suis décédé.

Et pour ceux qui n’ont pas encore fait le lien, les petits gâteaux Vachon, eh oui! ce sont mes descendants. Mais, aucun de mes arrière-petits-fils ne s’est appelé Jos Louis?

Paul Vachon avec la collaboration de son huitième arrière-petit-fils Mario Scott

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